Nintendo dément toute fuite de données sensibles
Le 15 octobre 2025, Nintendo a officiellement pris la parole pour répondre aux accusations du groupe Crimson Collective, qui disait avoir infiltré ses serveurs.
Dans une déclaration publiée par le Sankei Shimbun, le géant du jeu vidéo a précisé n’avoir été “victime d’aucune fuite d’informations personnelles, ni aucune fuite de données liées au développement ou aux activités commerciales”.
Nintendo reconnaît qu’une partie de ses serveurs externes, liés à l’affichage de son site web, a effectivement été modifiée visuellement, un acte de “défiguration” souvent utilisé à des fins de revendication ou d’intimidation. Mais aucune preuve d’intrusion plus profonde dans ses infrastructures n’a été détectée.
En clair, aucune donnée utilisateur ni aucun fichier de développement interne n’aurait été compromis.
Crimson Collective maintient ses accusations
Quelques jours avant cette déclaration, le groupe de hackers Crimson Collective affirmait avoir volé des données confidentielles à Nintendo. Ils ont diffusé plusieurs captures d’écran montrant des arborescences de fichiers contenant des ressources internes (dossiers de production, sauvegardes, prototypes…).
Mais l’absence de validation indépendante, ainsi que le silence initial de Nintendo, avaient laissé planer le doute. Certains observateurs évoquaient alors un possible scénario exagéré, ou une tentative de désinformation orchestrée par les hackers.
Nintendo renforce ses défenses, mais reste vigilant
Même si aucune brèche sérieuse n’est confirmée, Nintendo indique renforcer la sécurité de ses systèmes. L’entreprise précise également que les utilisateurs ne courent actuellement aucun risque, et que ses équipes techniques continuent de surveiller l’incident de près.
Ce piratage revendiqué intervient dans un climat déjà tendu, l’industrie japonaise fait face à une multiplication des cyberattaques. Récemment, Asahi Group a subi une offensive attribuée au groupe Qilin, provoquant des perturbations sur ses serveurs. En mai, l’entreprise d’impression Iseto a vu plus de 900 000 données personnelles être compromises via un ransomware.

Si l’attaque contre Nintendo semble limitée, elle fait écho à d’autres incidents. Le “Gigaleak” de 2018 à 2020 avait déjà exposé des codes sources et des documents historiques de Nintendo. Et plus récemment, une fuite présumée de fichiers liés à Pokémon a été partagée sur des forums. De son côté, Crimson Collective affirme avoir également visé Red Hat, avec le vol de 570 Go de données. Leurs méthodes sont comparées à celles de LAPSUS$, un groupe tristement célèbre pour ses cyberattaques très ciblées.
Cette affaire montre que même les plus grandes entreprises ne sont pas à l’abri. Partagez cet article avec vos amis joueurs, et dites-nous en commentaire si vous faites toujours confiance à Nintendo pour protéger vos données.
