Présenté lors de la pré-cérémonie des Game Awards 2025 le 11 décembre dernier, puis dévoilé en gameplay au Future Game Show: Spring Showcase 2026 le 12 mars, Stupid Never Dies attire l’attention pour une raison simple : personne ne fait la même chose. Derrière ce projet se cache GPTRACK50, un studio basé à Osaka fondé par Hiroyuki Kobayashi, ancien producteur chez Capcom sur des licences comme Devil May Cry, Resident Evil et Dragon’s Dogma. L’équipe principale compte une trentaine de développeurs, mais environ 150 personnes contribuent au total. Le résultat ? Un action RPG roguelite construit sur Unreal Engine 5, prévu sur PS5 et PC (Steam) en 2026, qui mélange combats nerveux, transformation en monstres et une direction artistique pop-punk totalement assumée.
Une histoire d’amour entre un zombie et une fille congelée
Le pitch de Stupid Never Dies tient en quelques phrases et fonctionne précisément grâce à son absurdité. Après la Grande Guerre, l’humanité a presque disparu et les monstres règnent sur le monde. Davy, un zombie insignifiant qui survit dans un centre commercial abandonné, tombe sur Julia, une jeune femme morte de froid dans un congélateur. Coup de foudre immédiat. Son objectif devient limpide : la ramener à la vie, puis lui demander un rencard.
Encouragé par le Dr Frank, un scientifique excentrique autoproclamé « suprême intellect de l’humanité », Davy se lance dans un donjon infesté de créatures pour acquérir assez de puissance et renverser le KOM — le Roi des Monstres. Cette prémisse de teen romance zombifiée donne au jeu un ton rare, quelque part entre Warm Bodies et un clip de Sum 41 passé au filtre manga.
Le « Funky Zombie Action » : un système de combat sans esquive ni garde
GPTRACK50 désigne son système de combat sous le nom de « Funky Zombie Action », et le choix n’est pas anodin. Contrairement à la plupart des action RPG, Stupid Never Dies ne propose ni bouton de garde ni d’esquive. La seule option défensive est le « Stupid Parry », une parade qui encourage un jeu résolument offensif. L’idée est de pousser le joueur à l’agressivité plutôt qu’à la prudence.
Le cœur du gameplay repose sur deux piliers mécaniques : le Style Eat et le Body Hack.
Style Eat : dévorer pour se transformer
En mordant les ennemis d’élite et en absorbant leur noyau (core), Davy peut se métamorphoser et adopter leur apparence ainsi que leurs capacités. En plus de sa forme Zombie de base, 10 styles supplémentaires sont disponibles, pour un total de 11 transformations :
Le Loup-Garou mise sur la vitesse brute et peut rebondir contre les murs grâce au saut triangulaire. La Harpie vole et attaque à distance avec des projectiles à plumes. Le Golem encaisse les dégâts en se couvrant de roche vivante et envoie valdinguer les adversaires. Le Vampire contrôle un essaim de chauves-souris et se soigne en buvant le sang ennemi. Le Feu Follet passe du plan physique au plan astral pour éviter les attaques et lance des boules de feu qui se fragmentent. Le Cyclope frappe lentement mais très fort avec une massue de pierre, gagnant en puissance à chaque coup encaissé. La Fée des Neiges gèle les ennemis puis les tranche avec une lame de glace qui grossit à mesure qu’elle absorbe l’énergie des cibles gelées. La Sirène plonge littéralement dans le sol comme s’il s’agissait d’eau et crée des tourbillons dévastateurs. La Liche invoque des compagnons squelettes. Le Démon manipule la gravité.
Détail important : les styles ne sont pas permanents. Davy les obtient au fil de chaque run et ne peut en porter que deux en plus de sa forme Zombie de base. Les variations des styles changent également d’une partie à l’autre, garantissant que deux sessions ne se ressemblent jamais.
Body Hack : modifier son propre corps
En parallèle, le système Body Hack permet d’équiper des armes et gadgets technologiques sur les bras, jambes et tête de Davy. Les exemples déjà montrés incluent un Missile Pod (lance-missiles multiple), la Massive Edge (une épée lourde à dégâts de zone), un lanceur de gravité qui génère un trou noir aspirant les ennemis, et le Blast Jumper, un dispositif explosif qui propulse Davy en l’air avant de le faire retomber en déclenchant une seconde détonation. Contrairement aux styles, les Body Hacks semblent être des déblocages permanents que le joueur conserve entre les runs.



Le Davy Burst : quand l’imagination réécrit le monde
En enchaînant les attaques et en remplissant certaines conditions, Davy peut déclencher son Davy Burst. Ce mode spécial est alimenté par ses « délires de grandeur » : l’environnement se transforme visuellement selon l’imagination de Davy, tandis que toutes ses statistiques sont considérablement augmentées. L’effet visuel est spectaculaire et renforce l’identité graphique pop-punk du titre, avec des couleurs saturées et des animations exagérées qui envahissent l’écran.
La progression roguelite : mourir pour grandir plus vite
Stupid Never Dies est structuré en runs à durée limitée. Davy plonge dans le donjon, combat, accumule de l’expérience, et finit par mourir. Mais chaque tentative alimente une jauge de croissance cumulative : à chaque nouvelle partie, les gains d’expérience sont bonifiés. Kobayashi décrit ce système comme une « croissance fulgurante ». Là où un premier run nécessitera du temps pour atteindre le niveau 10, les suivants permettront d’atteindre le niveau 20 en autant de temps, voire moins.
Cette mécanique donne un rythme exponentiel aux sessions et justifie la structure roguelite : plus on joue, plus les runs deviennent puissants et rapides, ce qui compense la frustration de l’échec par un sentiment constant de progression.
Zombie in Love Stupid Never Dies : faut-il surveiller ce jeu ?
Avec son mélange de combat d’action nerveux, de transformations en monstres et de progression roguelite accélérée, Stupid Never Dies a tout pour séduire les amateurs de hack-and-slash stylisés. La direction artistique pop-punk, le ton décalé et la profondeur apparente du système de combat rappellent autant No More Heroes de Suda51 que Devil May Cry 5. Le jeu sera disponible en anglais uniquement pour l’audio, mais les sous-titres français sont confirmés parmi les 13 langues supportées.
Pas de date de sortie précise pour le moment, mais le titre est annoncé pour 2026 sur PS5 et PC via Steam. Si le gameplay tient ses promesses, Stupid Never Dies pourrait bien être l’une des pépites inattendues de l’année.
Points clés à retenir
- Développeur : GPTRACK50 (filiale NetEase), dirigé par Hiroyuki Kobayashi, vétéran de Capcom (Devil May Cry, Resident Evil, Dragon’s Dogma).
- Genre : Action RPG roguelite en solo, tournant sur Unreal Engine 5.
- Plateformes : PS5 et PC (Steam), sortie prévue en 2026.
- Système Style Eat : 11 transformations en monstres aux styles de combat radicalement différents, obtenus pendant chaque run.
- Body Hack : Modifications permanentes du corps avec armes et gadgets sur quatre emplacements.
- Pas de garde ni d’esquive : seul le « Stupid Parry » est disponible, pour un gameplay 100 % offensif.
- Progression roguelite cumulative : chaque run augmente la vitesse de montée en niveau des suivants.
- Sous-titres français confirmés.
