Disponible depuis le 8 avril 2026 sur Nintendo Switch et Nintendo Switch 2, Pokémon Champions promettait de devenir la référence du combat compétitif Pokémon. Gratuit, orienté PvP, compatible avec Pokémon HOME : sur le papier, tout était réuni. En pratique, la communauté est remontée, et les raisons s’accumulent.
Un roster de 186 Pokémon sur plus de 1 000 existants
C’est le premier reproche, et sans doute le plus viscéral. Au lancement, seulement 186 Pokémon sont jouables, moins que Pokémon Stadium 2 et ses 251 créatures, sorti il y a plus de vingt ans. Pour un jeu qui doit servir de support officiel aux Championnats du Monde VGC 2026, le décalage choque.

Le producteur Masaaki Hoshino a justifié ce choix par une volonté de ne pas submerger les nouveaux joueurs, avec des ajouts progressifs prévus. L’argument passe mal auprès des compétiteurs qui voient leurs équipes favorites bloquées dans Pokémon HOME, inutilisables.
Pas de combats 6v6 : la critique la plus lourde
Historiquement, les combats 6 contre 6 définissent l’expérience Pokémon en solo compétitif. Or, Pokémon Champions ne propose que du 3v3 en simple et du 4v4 en double, y compris dans les matchs privés entre amis. Aucune option 6v6 n’existe, pas même en lobby personnalisé.
Le créateur de contenu pokeaimMD a résumé la frustration générale en pointant la contradiction entre le slogan du jeu, jouer comme on veut, et cette restriction majeure.
Des performances décevantes, même sur Switch 2
Malgré le hardware plus puissant de la Switch 2, le jeu tourne à 30 images par seconde sur les deux consoles. La mise à jour graphique gratuite pour Switch 2 n’apporte que des améliorations visuelles mineures, sans gain de fluidité. Plusieurs bugs ont aussi été signalés : effets d’objets déclenchés par erreur, ordres de tour incorrects, et surtout des transferts Pokémon HOME défaillants qui bloquent certaines créatures entre les deux jeux.
Des objets compétitifs manquants et un modèle économique discuté
Au-delà du roster, 30 objets seulement sont disponibles hors Méga-Gemmes et Baies, selon Serebii. Des incontournables comme le Bandeau Choix, les Lunettes Choix, l’Orbe Vie ou le Gilet d’Assaut sont absents. Pour un jeu conçu autour de la stratégie, ces absences amputent sérieusement la profondeur tactique.
Côté économie, le Starter Pack n’offre que 50 emplacements de stockage supplémentaires. L’abonnement annuel à environ 80 $ donne accès à plus de 1 000 places — un tarif qui fait grincer des dents.
Joe Merrick, fondateur de Serebii, a parfaitement capturé l’ambiance avec sa réaction au lancement, évoquant le contraste brutal avec l’excellent Pokémon Pokopia sorti en mars. Le modèle live service laisse toutefois espérer des corrections rapides. Les Championnats Régionaux d’Indianapolis fin mai constitueront un premier vrai test pour l’avenir compétitif du titre.
Points clés à retenir
- 186 Pokémon jouables au lancement sur plus de 1 000 existants
- Aucun mode 6v6, même en matchs privés — uniquement du 3v3 et 4v4
- 30 FPS sur Switch et Switch 2, malgré la mise à jour graphique gratuite
- Objets compétitifs majeurs absents (Bandeau Choix, Orbe Vie, Gilet d’Assaut)
- Bugs signalés sur les transferts Pokémon HOME et certaines mécaniques de combat
- Le jeu doit devenir le support officiel VGC dès mai 2026
- Modèle live service : des mises à jour sont attendues, mais le lancement laisse un goût amer
