Alors que Resident Evil Requiem domine les charts depuis sa sortie en février 2026 avec plus de 6 millions de copies vendues, un projet indépendant commence à capter l’attention des amateurs de survival horror. Undead Chronicles, développé par le petit studio Seyfhouse Games, propose une vision radicalement différente du genre, plus lente, plus oppressante, et ancrée dans un cadre historique rarement exploité.
Un survival horror en FPS dans l’Istanbul de 1923
Le jeu place le joueur dans la peau de RJ Edwards, un fonctionnaire bancaire britannique envoyé à la Banque impériale ottomane pour une promotion qu’il n’a jamais souhaitée. À son arrivée, les bureaux sont déserts, les rues silencieuses. Une épidémie mystérieuse a transformé la population en morts-vivants lents, mais implacables.
Contrairement aux productions AAA récentes, Undead Chronicles mise sur la tension constante plutôt que sur l’action spectaculaire. Pas de HUD, pas de filet de sécurité. Les munitions sont rares, les tirs à la tête indispensables, et chaque balle compte.


Les environnements, voûtes scellées, citernes inondées, rues embrumées, sont conçus pour être fouillés méthodiquement. Les clés se trouvent dans des poches de veste, derrière des tableaux, au fond de tiroirs. Si un tiroir est verrouillé, il faut trouver la clé. Pas de pied-de-biche, pas de raccourci : uniquement de la logique et de l’observation.
Cette approche rappelle les premiers Resident Evil, où le backtracking et la gestion d’inventaire faisaient partie intégrante de l’expérience.
Ce qui distingue Undead Chronicles de Resident Evil Requiem
Là où Capcom alterne entre horreur et action avec ses deux protagonistes (Grace Ashcroft et Leon S. Kennedy), Seyfhouse Games fait un choix radical : aucune concession au spectacle. Les zombies ne mutent pas, n’explosent pas. Certains paniquent, d’autres chargent. Les anciens soldats se déplacent plus vite et réagissent plus rapidement.
Le combat réaliste, visée ADS, recul des armes, distance de sécurité à maintenir — crée une peur différente. Moins cinématographique, plus viscérale.
Un studio indépendant sans financement externe
Seyfhouse Games développe le jeu sans éditeur, sans Kickstarter, sans crowdfunding. Tout est autofinancé. Basé à Amsterdam, le studio a annoncé le projet en janvier 2026 et cumule déjà 50 000 wishlists sur Steam en moins de trois mois.
Une démo jouable sur Steam est prévue pour l’événement Halloween. L’ajout de sous-titres en japonais et en portugais brésilien est en discussion. Aucune date de sortie officielle n’a encore été communiquée.
Le choix de l’Istanbul des années 1920 tranche avec les décors habituels du genre, centres commerciaux américains, petites villes du Midwest. L’architecture ottomane, les intérieurs bancaires d’époque et l’atmosphère post-occupation offrent un terrain de jeu inédit pour un jeu de zombies.
Points clés à retenir
- Undead Chronicles est un FPS survival horror indie situé dans l’Istanbul de 1923, développé par Seyfhouse Games.
- Le jeu privilégie la tension, l’exploration et le combat réaliste — sans HUD ni action arcade.
- 50 000 wishlists atteintes sur Steam en moins de trois mois, sans aucun financement externe.
- Une démo est prévue pour l’événement Steam Halloween 2026.
- Le cadre historique ottoman distingue nettement le titre des productions survival horror actuelles, y compris Resident Evil Requiem.
