405 millions de dollars canadiens en un an. Voilà ce que Cristiano Ronaldo a empoché entre juin 2025 et juin 2026, avant impôts et commissions d’agents, selon les estimations croisées de Forbes et Sportico, qui placent le Portugais au sommet des revenus du Mondial 2026 avec environ 295 M$ US. Le 17 juin, quand le Portugal affrontera la République démocratique du Congo pour sa sixième Coupe du monde, un record, l’attaquant d’Al-Nassr entrera sur la pelouse avec un titre déjà en poche. Celui que le terrain ne lui a jamais offert, le trophée mondial, reste le seul qui lui échappe encore.
Un salaire qui n’en est pas vraiment un
C’est ici que le dossier devient intéressant. Ronaldo a touché environ 230 M$ US sur le terrain cette saison après avoir prolongé de deux ans avec Al-Nassr, mais son contrat serait en réalité subventionné par des accords commerciaux orchestrés par le club lui-même. Autrement dit, le « salaire » affiché (environ 210 M€, soit 315 M$ CAD) mélange rémunération sportive et montage marketing saoudien. Les classements qui comparent ce montant aux fiches de paie européennes comparent donc des réalités différentes. Et c’est précisément ce détail qui fausse la lecture.
Pour mesurer la démesure, Celebrity Net Worth affirme qu’au rythme actuel, Ronaldo gagne l’équivalent du salaire annuel complet de Roberto Baggio en 1994, soit 3 M$ US, tous les 4,7 jours.

Messi loin derrière, Haaland encore plus loin
L’écart avec la concurrence est assez considérable : Lionel Messi suit avec environ 140 M$ US (128 M€, 192 M$ CAD), et devient avec Ronaldo les premiers joueurs milliardaires actifs à disputer une Coupe du monde.
Erling Haaland domine pourtant l’Angleterre avec un contrat à Manchester City bourré de bonus à la performance qui ramènent ses revenus réels autour de 60 M$ US par an (55 M€, 82 M$ CAD), ce qui fait de lui le joueur le mieux payé de Premier League. Insuffisant pour rivaliser avec les tenors du Mondial, il ne pointe qu’au cinquième rang des joueurs les mieux payés du tournoi. Le sommet de l’Europe ne pèse plus grand-chose face aux pétrodollars.
La relève pousse déjà. À 18 ans, Lamine Yamal génère environ 43 M$ US annuels (39 M€, 59 M$ CAD), devenant le plus jeune joueur à intégrer l’élite des revenus du football, de quoi imaginer la hiérarchie de 2030.
Ce que ce record annonce pour le tournoi
Ce Mondial à 48 équipes sera autant une vitrine économique qu’une compétition sportive. Ronaldo mène un groupe de onze joueurs ayant cumulé près d’un milliard de dollars sur l’année écoulée, et chaque match du Portugal portera cette question en filigrane : le joueur le plus riche de l’histoire du tournoi peut-il enfin soulever le seul trophée que l’argent ne peut pas acheter ? Réponse à partir du 17 juin, avec une finale fixée au 19 juillet 2026.
