Mourir, recommencer, mourir encore. Telle est la promesse assumée de Canyon Carnage, jeu de tir à la première personne jouable gratuitement sur Steam depuis le 19 septembre 2026. Ces derniers jours, @SteamGamesPC, compte spécialisé dans les jeux Steam gratuits suivi par environ 200 000 personnes, a relayé un lien direct vers sa fiche, hashtags promotionnels à l’appui. Le média mexicain LevelUp lui a emboîté le pas le 6 octobre, signe que ce petit FPS indépendant fait déjà du bruit.
Un FPS old school taillé pour les joueurs hardcore
Sur sa page Steam, l’équipe revendique l’héritage de DOOM, Unreal Tournament et Serious Sam, avec une nette préférence pour la formule de Croteam. Le joueur traverse des canyons envahis de hordes de monstres et doit dégainer la bonne arme au bon moment, certaines balayant les groupes, d’autres venant à bout des ennemis les plus coriaces.
Un avertissement placé en tête de fiche prévient que le jeu se veut difficile, punitif et parfois frustrant. Les chasseurs de records y trouveront pourtant leur bonheur grâce aux classements mondiaux dédiés aux scores et aux speedruns, sur une aventure que les meilleurs bouclent en une trentaine de minutes.
Quatre étudiants du Gaming Campus Paris aux commandes
Derrière le label Red Runners se trouvent Gauthier Bouyjou, Arthur Bru, Jérôme Hussenet et Henri Tran, quatre étudiants en première année de master au Gaming Campus Paris. D’après la note publiée sur Steam, la première version a vu le jour en une dizaine de semaines, sans artiste ni sound designer attitré. L’équipe vise désormais une dizaine de niveaux et invite graphistes, level designers et développeurs Unreal Engine à rejoindre l’aventure.
Bonne nouvelle pour le public francophone, l’interface et les sous-titres existent en français. Le jeu réclame Windows 10 en 64 bits, 8 Go de RAM et une GeForce GTX 1060 ou une Radeon RX 580, pour un coût d’entrée de 0 € (0 $ CAD).
Une promotion virale qui interroge
Le relais de @SteamGamesPC a toutefois de quoi faire tiquer. À côté du lien Steam, le post glisse un lien affilié G2A promettant des clés aléatoires, une pratique cohérente avec la biographie du compte, qui propose aux éditeurs de sponsoriser des concours pour promouvoir leurs projets.
En réponse, un internaute a relevé une bannière qui semble générée par IA, un soupçon que les crédits du jeu rendent plausible. Les développeurs y reconnaissent avoir créé armes, ennemis et objets avec l’outil Meshy AI, alors que leur page itch.io affiche la mention « aucune IA générative utilisée ». Le jeu emprunte aussi des sons à Unreal Tournament, Tomb Raider ou Prince of Persia, dont les droits restent à leurs détenteurs.
Avec seulement 8 évaluations sur Steam à ce jour, le verdict des joueurs reste à écrire, mais à ce tarif, le défi mérite d’être relevé.
