L’action de Take-Two grimpe de 5 % après que les hackers ont divulgué combien rapporte GTA Online

GTA 6
Des hackers voulaient faire chanter Rockstar. Résultat : les investisseurs ont découvert une machine à cash, et l'action Take-Two s'est envolée.

Le piratage de Rockstar par le groupe ShinyHunters devait être une catastrophe. Ça s’est transformé en opération de relations publiques involontaire. Le 13 avril 2026, après que Rockstar a refusé de payer une rançon de 200 000 $, les hackers ont mis en ligne 78,6 millions d’enregistrements internes. Parmi eux : les chiffres de revenus détaillés de GTA Online. Et ce que les marchés y ont lu les a plutôt rassurés.

1,3 million de dollars par jour : les chiffres qui ont convaincu Wall Street

Les données divulguées couvrent la période de septembre 2025 à avril 2026. Elles révèlent que GTA Online génère en moyenne 1,3 million de dollars de revenus quotidiens, soit près de 10 millions par semaine. Extrapolé sur un an, cela représente environ 500 millions de dollars annuels, pour un jeu sorti en 2013.

Les Shark Cards, ces packs de monnaie virtuelle achetés avec de l’argent réel, représentent 74 % des revenus. Le reste provient de l’abonnement GTA+, qui comptait 1,3 million d’abonnés en décembre 2025. Au total, les Shark Cards ont rapporté plus de 5 milliards de dollars entre 2014 et 2024.

Autre donnée marquante : seulement 4 % des joueurs actifs dépensent de l’argent dans le jeu. Une fraction minuscule de la base génère la quasi-totalité du chiffre d’affaires.

La réaction boursière : +1 milliard de valorisation en quelques heures

Le 14 avril, à l’ouverture des marchés, l’action Take-Two Interactive (TTWO) a bondi de plus de 2,5 %, passant de 201,36 $ à un pic de 207,84 $ en séance. Cette hausse a ajouté environ un milliard de dollars à la capitalisation boursière de l’éditeur, portant sa valorisation à 38,5 milliards de dollars.

La raison est simple : les investisseurs ont vu, noir sur blanc, la rentabilité d’un titre vieux de treize ans. Si GTA Online continue à générer de tels revenus sans effort marketing majeur, le potentiel de GTA 6, attendu en novembre 2026, et de son futur mode en ligne devient encore plus attractif.

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Aucune donnée sur GTA 6, et c’est aussi une bonne nouvelle

Le piratage de Rockstar n’a exposé ni code source, ni informations personnelles de joueurs, ni détails sur GTA 6. Rockstar a confirmé que la fuite portait sur des données « non matérielles » et qu’elle n’avait aucun impact sur le développement du jeu. Pour les actionnaires, c’est un double soulagement : les finances sont solides et le projet phare reste protégé.

La domination des consoles confirmée

Les fichiers montrent aussi que la PS5 représente 53 % des revenus de GTA Online, suivie par la Xbox Series X à 22 %. Le PC ne pèse que 3 %. Ces chiffres éclairent la décision de Rockstar de prioriser les consoles pour le lancement de GTA 6.

Ce piratage de Rockstar restera comme l’un des plus ironiques de l’histoire du jeu vidéo. Les hackers de ShinyHunters n’ont obtenu aucune rançon, n’ont révélé aucun secret sur GTA 6, et ont offert à Take-Two la meilleure publicité financière possible. Le cours de l’action a grimpé, les investisseurs sont rassurés, et Rockstar n’a pas eu à lever le petit doigt.


Points clés à retenir

  • GTA Online rapporte environ 1,3 million de dollars par jour, soit près de 500 millions par an.
  • Les Shark Cards totalisent plus de 5 milliards de dollars de revenus cumulés depuis 2014.
  • L’action Take-Two a gagné environ 1 milliard de dollars de capitalisation en une seule séance.
  • Seulement 4 % des joueurs actifs génèrent la quasi-totalité des revenus.
  • Aucune donnée sur GTA 6 n’a été compromise dans cette fuite.
  • La PS5 domine les revenus de GTA Online avec 53 % des recettes.

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Herve Atangana
Auteur Hervé
Rédacteur média et gamer dans l’âme, je navigue dans l’univers du journalisme digital depuis 9 ans. Passionné des pixels et des manettes, je copilote la rubrique jeux vidéo de jeux.com depuis 2 ans. Vous pourrez également retrouver mes articles sur opnminded, gamersblog et bien d'autres médias privés. Entre tests, actus et coups de cœur vidéoludiques, je partage ma vision du gaming avec enthousiasme et un brin de mauvaise foi assumée.