Un train antigravité qui enchaîne les kickflips au-dessus d’Osaka a décroché 98 % d’avis positifs sur Steam en deux semaines. Une ferme tenue par la fille de Dracula s’est écoulée à plus de 200 000 exemplaires en trois semaines. Les deux jeux partagent la même méthode, occuper un créneau que personne ne revendique plus. Un troisième, attendu le 12 août, applique la recette à un genre disparu depuis vingt ans.
Agefield High: Rock the School reprend le flambeau de Bully
Refugium Games, le studio de Greyhill Incident, ramène le lycée en monde ouvert que Rockstar a laissé en friche depuis Bully en 2006. Le joueur y incarne Sam, nouvel élève embarqué par Kale et Axel dans un plan destiné à marquer l’établissement avant la remise des diplômes, à travers 32 missions principales et deux fins.
IGN résume la filiation sans détour, le jeu affiche ses inspirations Bully sur son blouson de lycée, décor du début des années 2000 et bande-son pop-punk compris. Perp Games confirme une sortie PC (Steam) le 12 août, puis des versions PS5 et Xbox Series X|S d’ici la fin de l’année, avec une édition physique PS5.
Denshattack! et Moonlight Peaks ont déjà fait la démonstration


Undercoders a lancé le 15 juillet un jeu de plateforme arcade où l’on pilote un train antigravité à coups de ollies et de grinds, à travers un Japon placé sous dômes par la corporation Miraidō, sur PC, PS5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2. L’accueil dépasse la curiosité, avec des avis Steam extrêmement positifs à 98 % sur près de 1 900 votes, un 88 sur Metacritic et un 9/10 chez IGN.
Little Chicken Game Company avance sur le terrain opposé avec Moonlight Peaks, simulation de vie gothique sortie le 7 juillet sur PC, Switch et Switch 2, où l’on cultive des récoltes maudites en cherchant à convaincre Dracula qu’une vampire peut être bienveillante. XSEED Games et Marvelous Europe ont annoncé le 27 juillet plus de 200 000 exemplaires vendus, pour 81 % sur Metacritic et 89 % d’avis positifs sur Steam.
Trois jeux indés, une seule stratégie
Aucun de ces studios ne prétend rivaliser avec un blockbuster. Chacun récupère un genre laissé vacant, le lycée en monde ouvert, le jeu de figures arcade, la simulation de ferme, puis le retourne avec une identité visuelle lisible en une capture d’écran.
Les chiffres suivent parce que ces publics attendaient déjà, sans production pour les servir. Reste à savoir si Agefield High confirmera le 12 août ce que ses deux voisins de calendrier ont déjà démontré.
