Dans l’arène surpeuplée des shooters à extraction, Arc Raiders tente autre chose et le fait sentir dès les premières minutes. Signé Embark Studios et édité par Epic Games, ce PvPvE en troisième personne envoie des équipes de Raiders piller une Terre du futur ravagée par les ARC, des machines impitoyables. La sortie arrive le 30 octobre 2025 sur PS5, Xbox Series X/S et PC via Steam et Epic, au prix de 39,99 €, avec crossplay et progression partagée. Pas besoin d’historique sur le genre, même si les vétérans de Tarkov ou Hunt Showdown y reconnaîtront une tension familière.
Le premier terrain de jeu, le Dam Battlegrounds, a des airs de piège humide. Marécages forestiers, ruines industrielles, toits effondrés et bunkers à fouiller, le tout animé par un Unreal Engine 5 au top. La pluie bat et colle des gouttes sur l’écran selon la direction du vent, un détail encensé par @Eternal_Bones1 sur X qui lâche quel effet de pluie incroyable. Le brouillard masque les embuscades, les vents hurlent, et l’audio guide mieux que n’importe quel HUD. Reddit salue l’échelle et les secrets à déterrer, avec des biomes qui transpirent la désolation post-apo, et des zones verticales pensées pour les extraits sous pression. Quatre cartes sont prévues au lancement, avec des quêtes secondaires qui nouent le lore des ARC à des factions rivales, ce qui incite autant le solo que la squad de trois à fouiller chaque recoin.

Au-delà de l’ambiance, la direction artistique et le sound design frappent fort. Les joueurs citent des animations fluides et des indices sonores lisibles, comme le bourdonnement des Wasps qui foncent tels des missiles. Le jeu revendique une immersion qui évite les marqueurs envahissants et qui préfère des indices spatialisés. Fouiller un labo abandonné révèle autant des blueprints moddables que des enregistrements holographiques qui épaississent l’histoire d’une humanité acculée.
PvPvE tendu et builds malins qui changent un fight
L’équilibre PvPvE, c’est la veine du jeu. Embark marie la tension des raids à un chaos maîtrisé. L’arbre de compétences reste sobre, avec des perks orientées infiltration, tanking ou hacking, mais la customisation est un plaisir. Exemple qui claque, un sniper qui pirate les tourelles ARC via son scanner devient un soutien létal à distance. Autre variante, un assaulter qui glisse avant une charge de mêlée renverse l’avantage en close range. Des streamers comme @AboveTP parlent de choix tactiques qui pèsent vraiment sur l’issue d’un run.
Embark assume des décisions fortes. Pas de gear score au lancement, pour favoriser l’équité entre parties solo et squads, comme l’a expliqué le directeur Ossen via @ARCRaidersNews. Les cutscenes doublées donnent du corps à l’invasion mécanique du Rust Belt, et des compagnons IA réagissent à vos échecs avec des dialogues bien sentis quand un sac de loot finit au sol. Les retours post-playtest sur r/ArcRaiders apprécient aussi des failles assumées, telle une phobie des hauteurs qui crée des paniques en escalade. La rejouabilité fait le reste. Revenir dans une zone low-level avec un équipement monté transforme tout en sandbox expérimental. Des voix sur X (ex Twitter), comme @JGODYT après niveau max, parlent d’un jeu plus immersif et moins arcade.
Le gunplay est la star. En troisième personne, il s’inspire de Destiny pour le recul satisfaisant, les swaps d’armes fluides et un hit feedback sans ambiguïté. Un parkour léger entre vault et slide tient les poursuites en haleine. Côté gadgets, mention spéciale pour la dilatation temporelle tactique qui permet de viser une grenade en vol. L’ensemble récompense l’expérimentation entre ranged et melee.

Les ARC, eux, montent d’un cran. Ils utilisent la couverture, sortent des lance-flammes sans préavis et certains activent un cloak pour disparaître un instant. On peut jouer stealth avec des takedowns propres, ou tout miser sur un burst de précision pour des one-shots risqués. Et quand le PvE s’invite au pire moment dans votre duel PvP, les fights prennent un goût de troisième larron assez jubilatoire. @EnragedCinema résume l’énergie du jeu entre runs PvE et escarmouches PvP, surtout en escouade.
Techniquement, ça tient la route. Sur Series X, le jeu vise des 60 FPS stables, les performances PC sont solides, le ray tracing est optionnel sans provoquer de chutes notables, et le port console arrive poli. Le Server Slam a réuni environ 185 000 joueurs simultanés sur Steam sans crash majeur, un chiffre rapporté par PC Gamer, ce qui rassure sur l’infra réseau.
Là où ça pique, vraiment
La médaille a son revers et il fait mal. Le grind est décrit comme impitoyable. Comptez des heures de farm pour monter l’établi et les blueprints, avec en prime une surcharge d’inventaire qui vous ralentit alors que les slots sont déjà limités. @brxinbusterr peste contre ce double frein jugé gratuit. Côté récompenses PvE, le compte n’y est pas toujours. Abattre un Bastion rapporte peu, ce qui fait passer certains engagements pour des pertes de temps. Sur r/ArcRaiders, on réclame un vrai rééquilibrage des risques et des gains.

La navigation manque parfois de clarté. Certaines quêtes bouclent sans prévenir, des zones se ressemblent malgré la variété promise, et les flyers ARC restent trop réactifs, punissant les soins juste après les combats. @ArcRaidersHQ réclame un nerf des dégâts ou du champ de vision de ces drones casse-pieds 🛠️. Le Server Slam a aussi laissé des doutes. Quatre heures de quêtes, un crafting jugé peu profond, et une boucle qui ne montrait pas toute l’ampleur, comme l’a noté @AlbralelieVT.
La réception critique illustre cette division. IGN a lâché un 7 sur 10 avec un It’s fine qui a enflammé la communauté, jusqu’à un thread moqueur où @Kreeped cite Summit1G qui démonte le testeur. En face, PC Gamer file un 8,5 sur 10 et CBR un 8 sur 10, parlant d’un extraction shooter qui évite la misère du genre. Les joueurs restent prudents après des alphas buggés. Un premier acte jugé lent, une variété d’ARC limitée au départ, des menus un peu clunky, et surtout l’absence d’une playlist purement solo qui frustre les profils plus casual.
Faut-il s’y lancer aujourd’hui
Arc Raiders coche les cases de l’ambition brute. L’immersion est dingue, le PvPvE réclame de la tactique, le gunplay est punchy, et la technique inspire confiance. Sur la balance, le grind et quelques choix de design peuvent user, en particulier si vous recherchez un rythme plus permissif. Les squads hardcore y trouveront un terrain de jeu à haut plafond de skill. Les autres auront tout intérêt à tenter le coup via le Game Pass si disponible pour se faire un avis sans pression.
Le ticket d’entrée à 40 € reste raisonnable, avec une Deluxe pour des cosmétiques anticipés. Si la crainte des third-parties vous hante ou si vous bouillonnez à la moindre surcharge, mieux vaut patienter pour une promo ou le mode solo promis en Saison 1. Embark tease déjà de nouvelles cartes et des DLC en 2026, de quoi espérer un rythme de contenu qui polisse les angles tranchants.
Un bon cru pour qui aime les loots risqués, la sueur froide et une Terre rouillée qui n’aura aucun scrupule à vous reprendre ce que vous croyez avoir gagné.
