Ce lundi matin, un mail signé Asha Sharma est tombé dans la boîte de chaque salarié Xbox et il n’annonçait rien de rassurant. La cheffe de la division, en poste depuis quelques mois seulement, y détaille un plan qui touchera 3200 postes d’ici la fin de l’année fiscale 2027, dont 1600 dès aujourd’hui. Son constat porte sur la marge de Xbox qui reste trois à dix fois inférieure à celle de ses concurrents directs.
Quatre studios quittent le giron Xbox
Microsoft a également confirmé le départ de quatre studios historiques. Compulsion Games et Double Fine Productions redeviennent indépendants, avec un retour de propriété vers leurs fondateurs Guillaume Provost et Tim Schafer. Ninja Theory et Undead Labs changent de mains : un accord de vente est signé avec de nouveaux investisseurs, non identifiés pour l’instant, selon Bloomberg.
Les deux studios conservent un financement pour terminer Senua et State of Decay 3, déjà montrés lors du dernier Xbox Games Showcase. Seul le sort d’Arkane Lyon reste suspendu, le studio français entame une consultation obligatoire avec son comité social, rapporte Kotaku.

Une action plombée par la tech et l’IA
Ce dégraissage survient alors que l’action Microsoft a perdu près de 19% depuis janvier 2026, la pire performance parmi les géants américains de la tech, selon CNBC. En neuf mois, le groupe a vu environ 1104 milliards € (soit environ 1644 milliards $ CAD) s’évaporer de sa valeur boursière. Une partie de cette pression vient des dépenses massives injectées dans l’intelligence artificielle, un pari qui pèse déjà sur les marges des autres divisions, y compris le jeu vidéo.
Aucun jeu annoncé n’est annulé, promet Microsoft
Malgré l’ampleur de la purge, aucun jeu de première partie déjà annoncé publiquement n’est abandonné. Les coupes touchent aussi Activision, Bethesda, Blizzard, King, Mojang et Xbox Game Studios, mais l’objectif affiché reste de recentrer les investissements sur les projets jugés prioritaires plutôt que d’en sacrifier.
Reste à savoir si cette promesse tiendra jusqu’en 2027, quand la restructuration doit s’achever.
