Mercredi dernier, un pas malheureux sur la cheville d’un défenseur bosnien a suffi. Rouge direct, VAR à l’appui, suspension automatique pour le choc contre la Belgique. Quatre jours plus tard, ce carton n’existe plus.
Un appel depuis Washington a tout changé
Selon des sources proches du dossier citées par l’AFP, Donald Trump a personnellement appelé Gianni Infantino dès mercredi pour demander un réexamen du cas Balogun, deux sources ayant confirmé à l’agence que le président américain avait sollicité le patron de la FIFA. Dès le lendemain, le secrétaire d’État Marco Rubio dénonçait publiquement la sanction, jugeant que les États-Unis s’étaient fait lésés.
Dimanche, la commission de discipline a tranché : la suspension d’un match reste actée pour infractions aux articles 14 et 66 du code disciplinaire, mais son exécution est suspendue pour une période probatoire d’un an, en vertu de l’article 27. Si le joueur commet une nouvelle infraction similaire durant cette période, la sanction sera réactivée.
Sur Truth Social, Trump a salué une décision qu’il juge réparatrice d’une injustice, remerciant la FIFA d’avoir fait ce qui était juste selon lui. Meilleur buteur américain du tournoi avec trois réalisations, l’attaquant pourra donc fouler la pelouse de Seattle ce lundi, dans un match aux enjeux majeurs pour des États-Unis qui visent un parcours historique.
La Belgique parle déjà de « l’affaire Balogun »
Du côté belge, la sidération domine. La fédération s’est dite stupéfaite, jugeant l’interprétation de l’article 27 incompatible avec l’article 66.4 du même règlement, qui prévoit qu’un carton rouge entraîne automatiquement une suspension pour le match suivant. Elle invoque aussi l’article 10.5 du règlement du Mondial 2026, qui va dans le même sens.
Le sélectionneur Rudi Garcia n’a pas caché son ironie : « Je ne savais pas que le 5 juillet correspondait au 1er avril à la FIFA. » Le gardien Thibaut Courtois, de son côté, a évoqué une certaine surprise à la veille d’un match aussi décisif. En quelques heures à peine, les médias francophones ont trouvé leur expression : l’affaire Balogun, un qualificatif dégainé sans attendre par la presse.
Sur le terrain, l’enjeu reste immense pour deux équipes lancées dans une course aux quarts de finale que les Américains n’ont plus atteints depuis 2002. Hors du terrain, la polémique, elle, ne fait que commencer.
