Castlevania: Belmont’s Curse, le mieux noté depuis 2005

Note de Castlevania Belmont’s Curse
Vingt et un ans après Dawn of Sorrow, un Castlevania retrouve les sommets de la critique. Il ne vient pas du Japon : il a été conçu à Bordeaux, par l'équipe derrière Dead Cells.

Konami attendait ce moment depuis longtemps. Sorti le 15 octobre sur PS5, Xbox Series, Switch et PC, Castlevania: Belmont’s Curse est le premier nouvel épisode de la série depuis Lords of Shadow 2 en 2014. Les tests publiés cette semaine le placent parmi les épisodes les plus estimés de la licence.

Sur Metacritic, la version PS5 affiche 86 de moyenne sur 44 critiques. Parmi elles, 42 sont positives, deux mitigées et aucune négative. Les autres versions suivent de près, avec 88 sur Xbox Series et 85 sur PC.

Du côté d’OpenCritic, la moyenne s’établit à 85, et 97 % des critiques recommandent le jeu. Le titre est vendu 29,99 € (29,99 $ US), et une Midnight Edition à 39,99 € ajoute des costumes, une relique bonus et une galerie sonore et artistique, selon l’annonce officielle de Konami.

Scène de gameplay de Castlevania: Belmont’s Curse

Aucun Castlevania n’avait reçu un tel accueil depuis 2005 et Dawn of Sorrow sur DS, noté 89. Les épisodes qui le devancent appartiennent tous à l’âge d’or 2D. On y trouve les opus Game Boy Advance comme Aria of Sorrow ou Circle of the Moon, ainsi que Symphony of the Night. Selon que l’on compte ou non Harmony of Dissonance, Belmont’s Curse se classe cinquième ou sixième. Nous avons d’ailleurs intégré le jeu à notre classement de la saga Castlevania.

Ce résultat se distingue d’autant plus que les grands noms du metroidvania moderne, de Hollow Knight: Silksong à Prince of Persia: The Lost Crown, ont considérablement relevé les exigences du genre.

Ce que saluent les tests, et ce qu’ils reprochent

GameSpot et Shacknews lui attribuent 10/10, tout comme PlayStation Universe. GameSpot le range parmi les sorties majeures de 2026. Game Informer suit avec 9,25/10. Les éloges portent surtout sur la maniabilité du fouet, la verticalité des niveaux, qui vont des catacombes aux toits de Notre-Dame, et le système d’Arcanes fondé sur des cartes de tarot.

IGN se montre plus mesuré avec 8/10. Le site apprécie la lisibilité de la carte, l’intensité des combats et le personnage de Rose Belmont, mais juge les phases de plateforme exigeantes. Push Square accorde 7/10. VGC ferme la marche avec 6/10 : le jeu lui paraît superbe à l’image et au son, mais son gameplay reste trop proche des recettes d’il y a vingt ans.

Plusieurs critiques reviennent d’un test à l’autre. Les testeurs pointent une direction artistique jugée prudente et une seconde moitié où l’orientation devient confuse. Certains estiment aussi que le jeu fonctionne mieux comme metroidvania que comme Castlevania. Sur Switch, l’affichage est en outre limité à 30 images par seconde.

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Evil Empire et Motion Twin, un pari bordelais réussi

Le contexte de production donne à ce succès une portée particulière. Konami a confié le développement à Evil Empire, le studio qui a pris le relais de Dead Cells, avec Motion Twin, son créateur original, comme conseiller. Les deux équipes avaient déjà collaboré avec l’éditeur sur l’extension Return to Castlevania en 2023.

Le récit se déroule à Paris en 1499, 23 ans après Castlevania III: Dracula’s Curse. Contrairement à Dead Cells, il ne s’agit pas d’un roguelite : la structure reprend l’exploration classique de la série. Le directeur Emmanuel Nouaille va même plus loin et considère Castlevania comme un genre à part entière.

Castlevania: Belmont’s Curse réussit donc ce que la licence n’avait plus accompli depuis la DS : rassembler une critique quasi unanime. Les réserves sur son audace montrent toutefois que l’hommage l’emporte parfois sur la réinvention. Reste à savoir si les joueurs confirmeront cet accueil, et si Konami confiera une suite au studio bordelais.

Et vous, à quelle place mettriez-vous Belmont’s Curse dans votre top des Castlevania ? Dites-le-nous en commentaire.

Points clés à retenir

  • 86 sur Metacritic (PS5), 88 sur Xbox Series, 85 sur PC et 97 % de recommandations sur OpenCritic.
  • C’est le Castlevania le mieux noté depuis Dawn of Sorrow (2005).
  • Développé par Evil Empire, avec Motion Twin en conseil, il se déroule à Paris en 1499.
  • Les notes vont de 10/10 (GameSpot, Shacknews) à 6/10 (VGC).
  • Les critiques reprochent une prise de risque limitée et une seconde moitié confuse.
  • Le jeu coûte 29,99 €, ou 39,99 € en Midnight Edition, et la version Switch tourne à 30 images par seconde.

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Herve Atangana
Hervé Atangana

Rédacteur RPG Xbox & PlayStation

Journaliste gaming depuis plus de 10 ans, passionné par les RPG en monde ouvert et les jeux d'action-aventure, je passe autant de temps à explorer des univers virtuels qu'à écrire sur eux. Sur jeux.com et d'autres médias spécialisés, je partage mes analyses, mes découvertes et mes coups de cœur sans jamais cacher mon amour du gaming.
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